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Ce blog pour regrouper les articles intéressants sur la bipolarité.
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19.02.2008
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Qu'est ce que le trouble bipolaire ?

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
Les troubles bipolaires et le trouble cyclothymique sont des troubles de l'humeur dans lesquels on retrouve des épisodes dépressifs et des épisodes maniaques ou hypomaniaques.

Pour en savoir plus :

http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=3859

http://www.premiumwanadoo.com/smb-prod/info/index.php?option=com_content&task=view&id=119&Itemid=195

http://bipotes.leforum.eu/t198-Bipoquid.htm


POUS VOUS AIDER A COMPRENDRE
"Maniaco-dépressif depuis 1972, j'en ai fait des conneries. J'ai acheté un aspirateur 30 000 francs, traversé Paris en vélo la nuit pour aller voir les putains, et même volé quelques heures une voiture de police", raconte dignement un vieux monsieur. Rires dans l'assistance mais sans moquerie. L'atmosphère est détendue, les regards complices. "Ici, on n'a pas peur de parler. Chacun se sent concerné par les récits car ça peut être les nôtres demain", explique Vincent, un jeune ingénieur qui vient pour la deuxième fois.


Le jeudi soir, la salle en face de l'hôpital St-Anne est comble. Les derniers arrivés sont assis par terre, certains le cahier sur les genoux. Et l'ambiance est studieuse dans ce qui pourrait être un cours de médecine. Mais ici, point d'étudiants. Simplement des hommes et des femmes qui souhaitent apprendre à vivre avec leur maladie : le trouble bipolaire, appelé autrefois psychose maniaco-dépressive.

"On est hyper chiant pour l'entourage"

"Peux-tu nous parler de tes premières crises, de tes premières sensations ?", demande le docteur Christian Gay à Jean-Alain, patient devenu complice de ces "rencontres du jeudi". "On commence par perdre le sommeil. Puis on devient suractif et euphorique. Mais on est hyper chiant pour l'entourage..." Sans gêne, ni fausse pudeur, chacun essaie de faire partager son expérience sur un trouble encore mal connu.


Autant d'individus, autant de ressentis face à une maladie qui voit alterner phases maniaques et dépressions. "Moi, je ne peux pas accepter ce que vient de dire monsieur, affirme d'une voix émue Sylvie ; ça fait cinq ans que je ne peux plus bosser et si j'avais une deuxième vie, je la souhaiterais normale". Applaudissements dans la salle. Cette jeune fille réagit aux propos de Jean-Alain qui vient d'expliquer certains "bons" côtés de la maladie. Le Dr Gay reprend la parole : "si on organise ces réunions, madame, c'est pour informer sur un trouble qui fait de gros dégâts, même si certaines anecdotes peuvent détendre un peu l'atmosphère".

"Doit-on dire aux autre qu'on est malade ?"



Le Dr Christian Gay (DR).

Aux côtés des malades, des proches souhaitent comprendre la vie particulière d'un parent. "Sans ces rencontres, je serais perdue. La famille de mon mari ne comprend rien à ce qui lui arrive et c'est moi qui passe pour une folle" explique Corinne qui aimerait bien en finir avec les tabous des maladies psychiques, souvent dissimulées en "secrets de famille".

Arpentant l'estrade pendant deux heures, le Dr Gay se veut aussi pédagogue que rigoureux. "Honnêtement, je ne peux pas vous répondre sur ce point, le cerveau est encore très mal connu, vous savez". Médicaments, thérapies, effets sur la sexualité, tout est abordé. "Doit-on dire aux autres qu'on est malade ?" interroge un étudiant. Murmures dans l'assistance, chacun ayant un avis sur la question. "Ce mot a peut-être quelque chose de définitif. Dire simplement qu'on a une maladie mais que l'on se soigne, comme le font par exemple les diabétiques, c'est déjà différent, non ?", explique le psychiatre. Rassuré, l'étudiant acquiesce.

"Allez, peut-être une dernière question ?" Plusieurs doigts se lèvent mais il est déjà 22h30. "Notre docteur, il faut le protéger car il pourrait répondre encore des heures, c'est un passionné", confie l'un des pionniers de ces réunions.

La salle se vide mais certains lui volent encore quelques minutes. Il répond à chacun, sans jamais regarder sa montre. Pour d'autres, la soirée se finit dans un café voisin, autour d'un verre. "Il faut bien se détendre après les cours du soir", plaisante un couple qui ne manquerait pour rien au monde ces "rencontres du jeudi".

Christan Gay est l'auteur de "Vivre avec des hauts et des bas" (Hachette)


VOIR LE LIEN DES CONFERENCES UN PEU PLUS BAS



--

IL FAUT Y PENSER PLUS TOT ! - LE POINT 29/08/2007

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
Le trouble bipolaire, que l’on appelait autrefois la psychose maniaco-dépressive, peut débuter dès l’enfance ou pendant l’adolescence. Mais, chez les jeunes patients, ses symptômes sont trop souvent ignorés, sous-diagnostiqués et donc insuffisamment traités. C’est ce que montre une étude publiée dans le Journal de pédiatrie.

Elle porte sur 480 adultes, originaires de différents pays, dont le trouble bipolaire a été bien caractérisé. Ces patients étaient traités en ville et non à l’hôpital, en fonction de leurs besoins et sans protocole prédéfini. Ils ont été interrogés sur l’histoire de leur maladie et sur l’âge qu’ils avaient au moment où ils en ont ressenti les premiers troubles. Cet âge a été comparé à celui déclaré par leur médecin. Résultat : la moitié des patients présenteraient des symptômes depuis l’enfance ou l’adolescence, mais n’auraient pas été traités avant l’âge adulte..... Lire la suite (http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/trouble-bipolaire-il-faut-y-penser-plus-tot/1055/0/198047)

MEILLEURS MEDICAMENTS QUE LE LITHIUM-09/02/2008-NEUROCITE

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
Trouble bipolaire: avancée vers de meilleurs médicaments que le lithium
PsychoMédia - Publié le 09 février 2008



Un mécanisme d'action cellulaire qui pourrait expliquer en grande partie l'action du lithium, utilisé depuis plus de 30 ans pour le traitement du trouble bipolaire (maniaco-dépression), a été mis à jour par des équipes de recherche québécoise et américaine.

Cette avancée, rapportée dans la prestigieuse revue Cell, pourrait mener au développement de médicaments au mode d'action similaire, mais sans les désagréables effets secondaires du lithium, selon le Dr. Martin Beaulieu, co-auteur de la recherche.

Les chercheurs ont mis à jour un mécanisme par lequel le lithium influence la réponse de certains neurones à la dopamine qui est un neurotransmetteur (2) intervenant notamment dans le plaisir, la motivation, la motricité et les addictions.

Les chercheurs ont montré que le lithium affecte le comportement de souris modifiées génétiquement en interférant avec des mécanismes de signalisation induits par l'activation des récepteurs dopaminergiques.

"Lorsqu'ils sont activés par la dopamine, les récepteurs dopaminergiques de type D2 induisent une cascade d'événements moléculaires responsables de la réponse du neurone, notamment en conduisant à la formation d'un complexe de signalisation composé du récepteur D2, de kinases et de phosphatases maintenus ensemble par une protéine appelée béta-arrestin 2."

Les chercheurs ont observé que le lithium déstabilise de manière sélective ce complexe.

Ces résultats trouvent un prolongement dans une autre découverte, démontrant des mécanismes d'actions communs entre le lithium et la sérotonine (qui est également un neurotransmetteur), publiée en janvier par le Dr Beaulieu et ses collaborateurs de Duke dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Illustration: Communication entre deux cellules nerveuses au moyen de neurotransmetteurs qui sont captés par des récepteurs.

(1) Les équipes de recherche du Dr Martin J. Beaulieu du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard à Québec et du Dr Marc G. Caron, de l'Université Duke en Caroline du Nord.

(2) Un neurotransmetteur est une molécule libérée par une cellule nerveuse et captée par une autre cellule nerveuse. Il transmet ainsi un message entre les deux cellules

PsychoMédia avec source:
Neurocité (Québec), Communiqué de presse

Etat de la recherche sur les troubles bipolaires - JANV 2004

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd

Un traitement magnétique de la psychose maniaco-dépressive.

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
http://www.evopsy.com/article120.htmlL’équipe du Dr Michael Rohan de l’hôpital McLean du Massachusset (USA) vient d’annoncer [1] avoir découvert par hasard une onde magnétique ayant un impact positif sur l’humeur des bipolaires [2].

Il ne s’agit là que d’une découverte préliminaire, les tests n’ayant été faits que sur 30 patients. Cependant les chiffres sont prometteurs : 100% des bipolaires non traité médicamentalement ont rapporté une amélioration de l’humeur, et (63% de ceux prenant des médicaments. Un avantage important de cette technique est que les doses magnétiques envoyées sont 200 fois plus faibles que celles des systèmes déjà utilisés (RTMST : Repetitive Transcranial Magnetic Stimulation Test), ce qui fait que le traitement est totalement imperceptible.

La prochaine étape est la construction d’un appareil portable, qui permettra d’étendre les tests sur un plus grand nombre de patients [3].


UPDATE : 5 janvier 2008 :
L’efficacité de la méthode a été démontrée par une étude [4]. Extrait du communiqué de presse (5 décembre 2007) :
"John H. Krystal, M.D., Editor of Biological Psychiatry and affiliated with both Yale University School of Medicine and the VA Connecticut Healthcare System, highlights the significance of this article’s findings : “This study provides new support for the efficacy of TMS as a ‘stand alone’ treatment for depression. This finding could be particularly important for patients who do not tolerate antidepressant medications, for whom they are not safe, or who have not benefited from other alternative treatments.”"
Transcranial magnetic stimulation : An effective treatment for depression


[1] Unique Type of MRI Scan Shows Promise in Treating Bipolar Disorder - 7 janvier 2004

[2] Voir http://www.bipolaire.org

[3] Voir aussi l’article de Science Daily

[4] “Efficacy and Safety of Transcranial Magnetic Stimulation in the Acute Treatment of Major Depression : A Multisite Randomized Controlled Trial” by John P. O’Reardon, H. Brent Solvason, Philip G. Janicak, Shirlene Sampson, Keith E. Isenberg, Ziad Nahas, William M. McDonald, David Avery, Paul B. Fitzgerald, Colleen Loo, Mark A. Demitrack, Mark S. George and Harold A. Sackeim

Conférences du Dr Christian Gay sur les troubles bipolaires

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd

Ecoutez ces nombreuses conférences, traitant de tous les sujets (médicaments, symptômes...ect) du trouble bipolaire. Super intéressant.

http://www.argos2001.org/confgay.html#Telechargement

CREATION FONDA-MENTALE

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
FAITES UN DON http://www.fondation-fondamental.org/formulaire.php


Création d'une nouvelle fondation sur la recherche et les soins en santé mentale

PARIS, 6 juillet 2007 (APM) - Une nouvelle fondation de recherche et de soins en santé mentale créée vendredi va mettre en place un réseau de centres de consultations spécialisées dans l'autisme, les troubles bipolaires et la schizophrénie.

Cette fondation, au capital de près de six millions d'euros, constitue le soutien du premier Réseau thématique de recherche et de soins (RTRS) en santé mentale retenu par le ministère de la recherche en février (cf dépêche APM COKB7001).

"La fondation vise à améliorer le diagnostic et le dépistage des maladies psychiatriques, à développer la recherche sur ce domaine en France et à faciliter l'accès des patients aux dernières innovations en structurant les liens entre la recherche et les soins", a indiqué lors d'une conférence de presse la directrice de la fondation, le Pr Marion Leboyer, qui est responsable du pôle psychiatrie du groupe hospitalier Henri Mondor-Albert Chenevier (AP-HP).

Lors du premier conseil d'administration vendredi, la présidente de la fondation, Marie-Anne Montchamp (ancienne secrétaire d'Etat aux personnes handicapées) a été élue et les principaux axes de travail ont été tracés.

La fondation va créer un réseau national de centres de consultations spécialisées, appelés "centres experts", chargés de délivrer un "diagnostic rapide et précis" pour trois pathologies: les troubles bipolaires, la schizophrénie et l'autisme de haut niveau (syndrome d'Asperger).

"Les premiers centres experts seront mis en place à l'automne pour le syndrome d'Asperger et les troubles bipolaires puis seront généralisés courant 2008", a indiqué Marion Leboyer.

Les centres experts seront animés par 16 services de psychiatrie situés dans les CHU de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Paris, Strasbourg et le CH de Versailles. Autour de ces centres, seront fédérés 23 unités de recherche (Inserm, CNRS, Pasteur ou universités) et des plateformes techniques d'imagerie, de génétique et des centres d'investigation clinique.

Non sectorisés, les centres experts seront pluridisciplinaires et accueilleront des patients orientés par des associations ou des professionnels de santé. Les malades feront l'objet d'un diagnostic et d'une évaluation et leur prise en charge sera coordonnée avec les autres acteurs de santé mentale.

"Tous les centres procèderont de la même façon et possèderont les mêmes outils pour réaliser les diagnostics. Les patients auront un dossier médical informatisé unique partagé entre les acteurs du réseau", a souligné Marion Leboyer.

Les patients accueillis dans ces centres pourront également se voir proposer de participer à un protocole de recherche.

Pour dynamiser la recherche en psychiatrie, la fondation va mettre en place un réseau national de recherche qui donnera "une visibilité nationale et internationale" des travaux de recherche des Français et encouragera les psychiatres à s'investir dans la recherche.
La fondation veut se concentrer sur la physiopathologie pour identifier les mécanismes et biomarqueurs des maladies. Elle veut aussi parvenir à personnaliser les traitements en identifiant les signes prédictifs et des modérateurs de l'efficacité des traitements. Elle entend aussi progresser dans l'identification des facteurs environnementaux.

Par exemple, un des axes de recherche consiste à repérer les spécificités des schizophrènes et à leur proposer un programme ciblé et individualisé de réhabiliation sociale et cognitive des patients.

Pour mener les travaux de recherche, la fondation va répondre aux différents appels d'offres européens (programme cadre de recherche et développement, PCRD) et français (Agence nationale de recherche, Fondation de France et Cengeps). Elle va également lancer des appels d'offres sur des thèmes comme la mutualisation et la valorisation des bases de données existantes et les techniques de remédiations cognitives et sociales.

La fondation a également pour mission d'informer les professionnels et le grand public sur les maladies mentales.

Les membres fondateurs de la fondation sont l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), l'Inserm, l'association Oeuvre Falret et les trois universités parisiennes.

Pour fonctionner, la fondation a reçu une dotation de 4 millions d'euros, auxquels s'ajoutent les apports des fondateurs (1,975 million d'euros). La directrice attend également d'autres apports en provenance d'organismes publics (partenaires territoriaux) et privés (laboratoires pharmaceutiques, comme Janssen-Cilag, Lilly, Sanofi et Pasteur). La structure est également habilitée à recevoir des dons et legs.

Une autre fondation un peu identique a été créée au CH de Sainte-Anne en mars. Elle se consacre spécifiquement à la recherche en psychiatrie et en santé mentale (cf dépêche APM COKCM003).

LA LUMINOTHERAPIE EFFICACE

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
Dépression du trouble bipolaire: la luminothérapie pourrait être efficace
PsychoMédia - Publié le 05 janvier 2008

La luminothérapie (exposition à une lumière intense reproduisant le spectre soclaire) pourrait traiter la dépression bipolaire chez certaines personnes selon une recherche de l'Université de Pittsburgh publiée dans le journal Bipolar Disorders.

"Les traitements efficaces pour la phase de dépression du trouble bipolaire sont limités", dit Dorothy Sit, professeur de psychiatrie et auteure principale de la recherche. "Alors qu'il y a des traitements qui sont efficaces pour la manie, le problème majeur est la dépression", dit-elle.

Neuf femmes souffrant de dépression bipolaire et continuant à prendre leur médication ont utilisé pendant deux semaines des lampes de luminothérapie pendant 15, 30 ou 45 minutes par jour. Six d'entre elles ont eu des résultats bénéfiques. Chez certaines, les symptômes de dépression sont disparus.

Trois des femmes dont les séances de luminothérapie avaient lieu le matin ont développé un épisode mixte avec des symptômes de dépression et de manie en même temps, tels que les pensées qui se bousculent, l'irritabilité, le manque de sommeil, l'anxiété et l'humeur dépressive. Les chercheurs se demandent si les séances étaient trop matinales perturbant ainsi l'horloge biologique. Les gens souffrant de trouble bipolaire sont très sensibles à la lumière du matin, affirment-ils.

Le groupe dont les séances avaient lieu en mi-journée avait une réponse plus stable.

Les recherches sur le sujet doivent se poursuivre, cette recherche ayant été réalisée avec un petit groupe.

Des recherches récentes ont montré que les gens souffrant de trouble bipolaire étaient susceptibles de connaître des dépressions saisonnières.

Annonce

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
RECHERCHE DES FACTEURS DE VULNERABILITE GENETIQUE
DANS LE TROUBLE BIPOLAIRE


Coordonnateur: Professeur Marion Leboyer





Equipe de Psychiatrie Génétique

Groupe hospitalier Henri Mondor et Albert Chenevier Créteil


OBJECTIFS DE LA RECHERCHE
Nous conduisons depuis plusieurs années un protocole de recherche médicale qui vise à identifier les facteurs familiaux de vulnérabilité et de protection au trouble bipolaire (ou maladie maniaco-dépressive). Ce protocole de recherche a reçu l'avis favorable du comité médical d'éthique (CCPPRB).

Pour cela, nous réalisons une étude auprès de patients atteints de trouble bipolaire (ou maladie maniaco-dépressive) et de leur famille.

Dans l'état actuel des connaissances, il apparaît que les facteurs génétiques jouent un rôle important dans la vulnérabilité au trouble bipolaire. La participation des personnes malades et de leurs apparentés de premier degré (parents, frères et sœurs) nous permettra d'identifier les facteurs génétiques de vulnérabilité à la maladie mais également les facteurs de protection. Ces recherches devraient permettre de mettre en place des stratégies de prévention.

C'est pourquoi, la participation des patients souffrant de trouble bipolaire, ainsi que de leur parents, frères et sœurs, enfants est fondamentale à l'avancée des recherches sur cette maladie.



Notre objectif est de réussir à mieux comprendre le trouble bipolaire
afin de mettre en place des stratégies
de prévention et de traitement.


CRITERES D'INCLUSION
Personnes âgées de 18 à 65 ans, souffrant de trouble bipolaire (ou maladie maniaco-dépressive) ou apparentés (malades ou non malades).
Etre d’origine française.
Etre disponible au moins une demi-journée.

Votre participation à tous permettra de faire progresser l connaissance sur cette maladie. Il suffit pour cela que vous soyez disponibles au moins une demi journée



DEROULEMENT DU PROTOCOLE DE RECHERCHE
Un entretien expliquant le déroulement de la recherche. Au terme de celui-ci, il vous sera demandé de donner votre accord pour participer au protocole (signature d’un consentement).

Une prise de sang afin de doser les neurotransmetteurs et de recueillir le matériel génétique (ADN).

Un entretien clinique d'une durée de trois heures environ qui reprendra les antécédents médicaux personnels et familiaux, les éléments de la maladie, la réponse au traitement médicamenteux et permettra de tracer un arbre généalogique de la famille. Au terme de cet entretien, nous vous demanderons de remplir sur place un questionnaire de personnalité.

A la fin de cet entretien vous seront remis des questionnaires à remplir chez vous et à nous retourner par courrier.

Une série de tests neuropsychologiques, pour les sujets âgés de 18 à 60 ans, d'une durée de deux heures environ, qui permet d'évaluer différentes composantes cognitives comme par exemple l'attention ou la mémoire.

Une exploration électrophysiologique, pour les sujets âgés de 18 à 55 ans, qui enregistre l'activité cérébrale durant différents exercices. Cet examen consiste à poser des électrodes sur le crâne du sujet afin de recueillir ces données et est indolore (durée : deux heures).


Ces différents examens sont les mêmes pour les sujets malades et les membres de leur famille.

L'entretien clinique et les tests neuropsychologiques peuvent être réalisés le même jour ou à des moments différents selon vos disponibilités.

La recherche est sans bénéfice individuel direct, ne donne droit à aucune indemnité et ne comprend pas de compte-rendu des résultats individuels.



______________________



Merci de contacter :
Secrétariat recherche : Madame Pereira-Gomès
01 49 81 32 90
Secrétariat médical : Viviane GAUBERT
01 49 81 30 51


Lieu des entretiens cliniques et des tests neuropsychologiques :

Département Hospitalo-universitaire de psychiatrie
Hôpital Albert Chenevier
40, rue de Mesly - 94000 Créteil

Lieu de l'exploration électrophysiologique :

Hôpital Henri Mondor
51 avenue du Maréchal De Lattre De Tassigny
94000 Créteil

Médecins psychiatres investigateurs :
Docteur Franck BELLIVIER
Docteur Bruno ETAIN

Epidémiologie génétique :
Docteur Flavie MATHIEU

Psychologues :
Monsieur Damien FOUQUES
Mademoiselle Aurélie RAUST
Mademoiselle Barbara COCHET

Electrophysiologie :
Docteur Antoine DELCUL


Votre participation à tous permettra
de faire progresser la recherche
sur le trouble bipolaire.

_____________________________________________________________




L'équipe — ou plutôt «les équipes» — du professeur Marion Leboyer sont à la recherche de fratries avec si possible un ou les deux parents, afin de mener ces recherches génétiques.

Les équipes… car cette recherche est présente par ses centres de correspondants. De nouveaux centres s'ouvrent en France.
Sont actuellement actifs :

- hôpital Charles Perrens, Unité Lescure, Dr Desage et Dr Gard ; 146 bis rue Léo Saignat, 33000 BORDEAUX ; Tél. 05 56 56 34 63 ; sgard@ch-perrens.fr ou adesage@ch-perrens.fr .

- groupe hospitalier Chenevier-Mondor CRÉTEIL (Pr Marion Leboyer).

- CHU de Grenoble, Hospitalisation 1er sud, Dr Polosan ; Tél. secrétariat 04 76 76 53 83 ; mpolosan@chu-grenoble.fr .
(Unité en cours d'installation ; IRM début 2008)

- hôpital Ste Marguerite, Dr J-M Azorin ; 270 boulevard Ste Marguerite, 13009 MARSEILLE ; Tél. 04 91 74 40 82 ; jazorin@ap-hm.fr .

- CHU de NANCY (Pr J.P. Kahn)


Ces centres recherchent toujours des bipolaires et éventuellement leur famille pour élargir leur échantillon, car plus l'échantillon est large, plus le résultat sera fiable.

C'est donner un peu de son sang, et de son temps. Quelques demi-journées et quelques questionnaires à remplir à la maison.

ESPOIR D UN NOUVEAU TRAITEMENT

Posté le 19.02.2008 par recherchepmd
Le timbre de scopolamine, utilisé jusqu'ici contre le mal de mer et plus généralement le mal des transports, pourrait représenter une alternative au lithium, le seul traitement du trouble bipolaire ou maniaco-dépression, un trouble de l'humeur caractérisé par l'alternance d'épisodes de dépression profonde et de manie.

La maniaco-dépression peut détruire un couple, une carrière, conduire les malades au suicide... Elle est si complexe que les chercheurs n'ont pas pu mettre au point de médicament spécifique depuis l'avènement du lithium, il y a plus d'un demi-siècle.
Cette maladie peut prendre des formes différentes et de sévérité variable, et frappe un Américain adulte sur 25 à un moment ou un autre de sa vie, selon une étude publiée en mai. Et si les traitements apportent une aide, elle est souvent de courte durée.
Ils permettent certes de réduire les symptômes mais ne sont pas assez efficaces, selon le Dr Husseini Manji, de l'Institut national de santé mentale: "Mes patients sont soulagés, mais ils ne vont pas vraiment bien".
Pendant les phases maniaques, "vous avez beaucoup d'énergie, et tout un tas d'idées géniales", explique Tamara, 26 ans. "Vous avez l'impression d'avoir les idées claires, vous avez réponse à tout pour tout le monde. Vous avez besoin de téléphoner à tous vos amis. Vous avez du mal à dormir".
Mais la manie peut aussi entraîner une très grande irritabilité. "C'est comme si toutes vos émotions étaient amplifiées", ajoute Tamara. Elle s'est battue, a eu un comportement agressif au volant, a pris de mauvaises décisions, a plagié l'article d'un collègue et s'est comportée de façon légère.
On peut même souffrir d'hallucinations et de mégalomanie, symptômes que Tamara a éprouvés. "J'étais sûre de pouvoir lire dans les pensées", se souvient-elle. "Je croyais que les gens disaient du mal de moi".
L'autre versant du trouble bipolaire, les épisodes dépressifs, peuvent durer une semaine, voire plus. Tamara voyait alors tout en noir. "Rien ne m'intéressait. Tout m'ennuyait... J'ai dormi pendant des jours et des jours". Au cours de sa dernière année d'université, des idées suicidaires l'ont poussée à aller consulter.
Actuellement, les médecins traitent la maniaco-dépression avec différents médicaments, notamment du lithium, des anti-épileptiques capables de stabiliser l'humeur, et des neuroleptiques. La psychothérapie améliore l'efficacité des traitements.
Mais les épisodes maniaques et dépressifs proviennent d'un trouble neurologique chronique sous-jacent. "Nous ne comprenons pas vraiment ce qu'il y a derrière cette maladie", déclare le Dr Gary Sachs, directeur du centre de recherche sur le trouble bipolaire à l'hôpital général de Harvard (Massachusetts). Une complexité qui a découragé la recherche sur d'éventuels nouveaux médicaments, note le docteur Manji.
C'est donc par hasard que Maura Furey et le Wayne Drevets ont découvert les vertus de la scopolamine, ce traitement du mal de mer et des transports. Depuis quelques années, ils en étudiaient les effets sur la mémoire et l'attention des personnes déprimées. La molécule était injectée par voie intraveineuse, à la recherche de la dose efficace. Mais ils ont remarqué que les patients commençaient à se sentir moins déprimés la nuit qui suivait l'injection, phénomène remarquable quand on sait que les traitements anti-dépresseurs mettent des semaines à agir.
Certains patients disaient ne pas avoir passé d'aussi bonne nuit depuis des années, et avoir ressenti une amélioration de leur dépression dès le lendemain, explique Wayne Drevets. Amélioration qui a persisté des semaines, voire des mois.
Ils ont donc rapidement orienté leurs recherches vers l'efficacité de ce traitement sur la dépression. Et en octobre 2006, ils ont publié des résultats intéressants, bien que préliminaires, avec un petit groupe de patients déprimés, dont certains maniaco-dépressifs.
A l'heure actuelle, Furey teste l'éfficacité du timbre de scopolamine, le même que celui utilisé dans le mal des transports, pour traiter une dépression bipolaire au même titre qu'une dépression classique.
Autre découverte fruit du hasard: en 2001, des patients maniaco-dépressifs ayant subi des scanners cérébraux lors d'une étude de la chimie du cerveau se sont soudain sentis mieux. Intrigués, des scientifiques ont étudié le phénomène: selon eux, les champs électriques produits par les scanners étaient probablement à l'origine de l'amélioration.
Les pistes sont nombreuses: les chercheurs se sont également penchés sur le riluzole, utilisé dans le traitement de la sclérose latérale amyoptrophique. Quant au tamoxifène, utilisé dans le traitement du cancer du sein, il pourrait soulager la manie.
Mais pour les scientifiques, la vraie clé du mystère de la maladie se trouve dans l'étude de l'ADN. Ces derniers mois, les journaux scientifiques ont commencé à publier les premiers résultats d'une révolution en matière d'analyse de l'ADN: la possibilité de scanner des génomes entiers en détail à la recherche de variants génétiques prédisposant à des maladies particulières. Des douzaines de ces variants seraient impliqués dans le trouble bipolaire.
Ce travail pourrait aider à faire la lumière sur les raisons biologiques sous-jacentes à la maniaco-dépression, et à lever ainsi certains de ses mystères.
Sur le Net:
Bipolar information: http://www.nimh.nih.gov/healthinform...ipolarmenu.cfm
National Alliance on Mental Illness: http://www.nami.org
Depression and Bipolar Support Alliance: http://www.ndmda.org
Disease treatment studies: http://www.clinicaltrials.gov
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